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Me Olivier, avocat de la Féguifoot : « Ce qui aurait été une défaite, c’est si le TAS disait..»

PARIS- C’est sa toute première réaction sur le dossier qui caporalise l’actualité sportive Guinéenne ces dernières heures. Ce samedi, Me Olivier Loizon, l’avocat de la Fédération Guinéenne de Football dans le dossier qui oppose la Fédé à son vice-président Amadou Diaby, s’est prononcé.

Dans cet entretien exclusif qu’il a accordé à Guineefoot.info, l’avocat a évoqué plusieurs pans de cette décision du Tribunal Arbitral du Sport (TAS) qui fait jaser tant à Conakry qu’à l’international.

C’est quoi votre réaction après la sentence du TAS ?

les conditions dans lesquelles s’est déroulée l’audition devant la commission d’éthique, n’accordaient pas les garanties procédurales

« D’abord, le TAS renvoie l’affaire devant la commission d’éthique. Pour comprendre cette décision, je pense qu’il faut la replacer dans son contexte. On sait que Monsieur Diaby a été sanctionné pour des faits de corruption et de Racket sur l’ancien sélectionneur Paul Put. Il demandait l’annulation simple de la décision, c’est-à-dire la relaxe. Monsieur Diaby estime qu’il n’est pas coupable des faits qui lui sont reprochés. Le TAS n’a pas céder à la demande de M.Diaby. Le TAS a considéré que les conditions dans lesquelles s’est déroulée l’audition devant la commission d’éthique, n’accordaient pas les garanties procédurales, c’est vrai. Et donc il a invité la Féguifoot à reprendre l’instruction. Le TAS a expressément souligné dans sa décision, que celle-ci ne devrait pas être considérée comme une relaxe. Donc il appartient à la commission d’éthique de rejuger M.Diaby.

La Féguifoot n’a-t-elle pas manqué de preuves et pièces justificatives devant le TAS ?

« Ce qui est reproché, ce n’est pas un manque de pièces justificatives, il n’est pas dit que la fédération n’avait pas les éléments en main. C’est la manière dont a été conduite la procédure qui est plutôt remise en cause. C’est-à-dire l’organisation de confrontations. En aucun cas, il n’a été dit que la fédération était en manques de preuves. Il n’a pas été dit que la fédération ne pouvait pas condamner M.Diaby. »

Vous défendez un dossier qui a été annulé par le TAS, n’est-ce-pas une défaite pour la fédération ?

« Non. C’est loin d’être une défaite comme certains peuvent le penser. Ce qui aurait été une défaite, c’est si le TAS disait que la procédure est nulle. Et que la Fédération manquait de preuves. Et que par conséquent M.Diaby est purement et simplement relaxé. Le TAS aurait pu prendre cette décision. Mais il a plutôt préféré renvoyer les débats pour une réexamination du dossier. En tant qu’avocat de la fédération, je précise que je suis intervenu après la décision de la commission d’éthique. »

Amadou Diaby doit repasser devant la commission, pensez-vous qu’il sortira vainqueur ? Vu les conditions du déroulement de la première instruction ?

« Non, au contraire la commission ne s’avoue pas vaincue. D’ailleurs, cette commission n’est pas en combat contre quelqu’un. Elle juge les faits de manière impartiale. Ce qui aurait été un désaveu, c’est si le TAS juge à la place de la commission d’éthique et annule sa décision. Là, au contraire, le TAS fait confiance à la commission d’éthique en lui renvoyant le dossier pour reprendre l’instruction ».

Interview réalisée par Mohamed Lamine TOURE

Tél : (+224) 622 653 422

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