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Bantama Sow : « des mauvais esprits interpellent mal le geste du président pour les anciennes gloires »

CONAKRY– L’État guinéen, à travers le ministère des sports a récemment décidé d’allouer des indemnités (5 millions GNF par mois) aux anciennes gloires culturelles et sportives du pays, au nombre de 80 personnes.

Cette décision a fait grincer les dents chez certains acteurs sportifs, notamment des anciens internationaux guinéens.

S’ils ont tous salué l’initiative de l’État, ces anciens du Syli dénoncent par contre le critère sélectif qui exclurait des sportifs qui ont mouillé le maillot de l’équipe de Guinée. C’est le cas notamment de Titi Camara et d’Abdoul Karim Bangoura AKB.

Ce jeudi 4 juin, le ministre des sports Sanoussy Bantama Sow était face à la presse au stade Général Lansana conté de Nongo, à Conakry. Il était accompagné du directeur national de la culture Jean Baptiste Williams, et celui des sports, Lancinet Kabassan Keita.

Il était question pour les panélistes de faire un balayage et un éclairage sur ce que le département a appelé la diversion créé autour des indemnités destinées aux anciennes gloires des arts, de la culture et des sports. D’entrée, Sanoussy Bantama Sow a fait une mise au point.

« Il faut éclairer la lanterne sur les supputations et les agissements créées autour de ce sujet, sur les réseaux sociaux, et entretenues par certains médias. Malheureusement, ces geste de reconnaissance du président de la République, qui n’est que le début d’un processus, au lieu d’être considéré comme un geste majeur, est plutôt très mal compris, ou mal interprétés par certains mauvais esprits. Qui peut se comparer Chérif Souleymane, le seul ballon d’Or guinéen ? Le président ALPHA Condé répare ce qu’il n’a pas gâté. Les gens doivent plutôt s’en réjouir au lieu de polémiquer la-dessus. Ceux qui crient aujourd’hui, ils ont apporté quoi à la Guinée ? dites-moi. Ce qui reste à venir est plus important. Pourquoi crier parce qu’on donne 5 millions aux plus méritants ? Le ministère a donné un espace de 2 hectares pour la réalisation du terrain du Hafia 77. Ce terrain portera le nom de petit SORY » a explique Bantama Sow, d’un ton ferme.

De son côté, le directeur national des sports Lancinet Kabassan Keita a d’abord rappelé le règne du Hafia 77 sur le continent africain avec son triplé historique. Il dira ensuite qu’au sein du ministre des Sports, des dispositions sont entrains d’être prises pour l’accompagnement des anciens sportifs.

« Cet arrêté porte sur les indemnités forfaitaires accordées, aux anciens du Hafia 77 vivants, des anciens du Syli, et des ensembles instrumentaux de Guinée. Le domaine du sport, le Hafia 77 n’est plus un club, c’est un symbole. A travers le sport et la culture, la Guinée était mieux connue avant. C’est dans ce cadre que le Hafia nous a honorés. 70% du bilan sportif de la Guinée, c’est le Hafia 77. On a décidé de commencer par les meilleurs, et les meilleurs, c’est le Hafia 77. Les victoires du Hafia permettaient la réconciliation nationale et internationale.

Deuxièmement, le camp Boiro a été ouvert, les prisonniers libérés, au lendemain du succès continental du Hafia 77. Pour la première fois au niveau du département, il est créé une section chargée de la reconversion des anciens sportfis. Aujourd’hui, on a plus de 200 anciens sportifs qui sont des fonctionnaires. Il y a aussi une nouvelle loi, dans le chapitre 13, il est créé un budget pour les anciens sportifs. On doit savoir, qui est ancien sportif de haut niveau, qui ne l’est pas ?. Il y a aussi un article sur la distinction honorifique des athlètes. Le département travaille pour entretenir les anciens sportifs. La première médaille d’Or en Guinée, n’est pas venue du football, mais de la boxe. C’est une dynamique au niveau du département. Ne regardez pas ce qui se passe aujourd’hui, mais plutôt ce qui s’est passé hier, comme le dit un adage chinois »

Jean Baptiste Williams est de son côté, intervenu pour apporter des précisions sur la prise en charge des anciennes gloires culturelles.

« Ces anciennes gloires, qu’elles soient au niveau des arts, de la culture ou des sports, sont des institutions pour l’État guinéen. L’achat des premiers équipements sportifs, des premières voitures de la République de Guinée, c’est la sueur des ballets africains de Guinée. Le département est sensible aux réalités des anciens, mais il travaille pour mieux les entretenir. ».

A préciser que cet arrêté ministériel concerne 15 anciens du Hafia 77, et 65 anciens de l’ensemble instrumental de Guinée, donc pas d’anciens internationaux du Syli national de Guinée.

Mohamed LAMINE TOURÉ

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