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Edito

CAN 2019 : le Syli déçoit encore et comme toujours

LE CAIRE– La défaite du Syli national de Guinée, ce dimanche 7 juillet contre l’Algérie au compte des huitièmes de finales de la CAN, n’a pas été un coup de tonnerre pour les observateurs, car c’est bien la logique du jeu qui a été respecté.

C’était plutôt un coup de massue pour des supporters qui ont naïvement cru en la capacité des joueurs de pouvoir sonner la révolte, d’inciter chez eux, l’engagement et la détermination à parfaire leur jeu maussade, qu’ils avaient jusqu’à ce jour, servi à ces supporters.

En revisitant l’histoire des 14 confrontations qui ont eu lieu entre ces deux équipes, d’ailleurs favorables au Syli, les guinéens se sont entêtés d’y croire, en oubliant que le maître à penser du jeu et de la composition de l’équipe, en l’occurrence Paul Put, n’était plus à la hauteur de l’enjeu.

La méthode de travail surannée du belge, se caractérisait par des changements improductifs aussi bien dans le jeu que dans l’effectif, à chacun des rendez-vous de l’équipe dans cette compétition.

A force de tâtonnement et d’incertitude qui ont jalonné le parcours du Syli dans cette coupe d’Afrique des nations et au-delà, depuis l’arrivée de Paul Put, l’adversaire algérien au début averti et préparé à l’adversité, a finalement dompté sans forcer son talent et sa grinta habituelle, qui ont fantasmé tous les observateurs.

La sentence est très dure (3-0). Elle rappelle la démission collective d’une équipe et de son staff.

C’est aussi de la trahison de la part de ces dirigeants à tous les niveaux, qui ont vendu l’illusion de la maturité et du talent des joueurs de cette équipe à pouvoir vaincre dans cette compétition.

L’Etat donc rassuré, s’est saigné permettant à certains, en partie ses interlocuteurs en charge de la gestion du sport en général et du football en particulier, de se la couler douce et tant pis …

L’aventure s’arrêta donc comme elle a si mal débuté.

La preuve des insuffisances persistantes dans le football guinéen le calfeutre à ce stade de la compétition. Jamais le pays n’a gagné un match à confrontation directe à la biennale du football continental.

Pour les leçons à tirer, il faut  une refondation du football qui passe par la mise en place des fondamentaux  dont la construction des infrastructures sportives quasi inexistantes, comme pour dire que l’Etat est interpellé à faire l’essentiel que de chercher à attirer les sympathies avec le folklore autour des équipes nationales.

Lamine Mognouma Cissé

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