CAN 2025 : le rêve tant caressé finalement déchu

CONAKRY- Il y a longtemps que ça grommelait dans les milieux sportifs les mieux informés, et même bien au-delà.Des informations ont alors fuité, avec document à l’appui, pour annoncer la mauvaise nouvelle. Mais à Conakry, les autorités sportives, notamment le département des sports et le CONOR ont empêché le Chef de l’Etat, qui est d’un engagement sincère et innocent, d’en comprendre les contours.

Au sommet, on s’est fendu de communiqués teintés d’un chauvinisme insipide pour démentir l’information qui a d’ailleurs été qualifiée d’intox. Comme si cela ne suffisait pas, l’opinion a été rassurée par les mêmes de la disponibilité des infrastructures avant la date prévue.Des semaines plus tard, avec la sortie hier, vendredi 30 septembre du président de la CAF, en marge de sa visite très attendue à Conakry, les Guinéens ont compris que les agissements de leurs autorités qui ont nié l’évidence, étaient le fait de laudateurs.

Il est possible que ces tempêtes n’étaient pas aussi insoupçonnées de l’avidité de ces acteurs à se remplir les poches, en profitant des commissions qui peuvent leur être indument versées dans le cadre de l’attribution et l’exécution des marchés, pour l’organisation de la compétition.Le Sud-Africain Mostsepe a été on ne peut plus clair.

« La Guinée ne pourra pas organiser la CAN2025. Les rapports des missions que nous avons reçus en font foi. Depuis juillet, le comité exécutif a décidé de ne pas laisser la Guinée organiser la CAN. Dès demain (ce samedi : NDLR), nous allons ouvrir les candidatures » sont entre autres les propos du patron du football africain.Le commun des Guinéens a, à cet effet compris que la messe était dite depuis trop longtemps.

Ceux qui sont censés le savoir, ces laudateurs et messies proclamés ainsi sollicités, dont les capacités sont trop souvent surfaites du fait de leur charivari, pour la plupart, ont failli à leur devoir d’amener la junte, qui, était sans doute, d’un engagement et d’une détermination sans faille, à se convaincre que l’organisation d’une compétition de ce genre dans un délai aussi bref était impossible. Qu’il fallait s’essayer d’abord avec des compétitions mineures, de moindre gabarit. Et c’est pour tout cela, que la proposition de l’hôte de marque visant à récompenser les efforts du pouvoir, à qui il a été concédé l’organisation du CHAN, a été rejetée.

A cet effet, on n’a ni la CAN sénior, ni celle junior qui est le CHAN. On se retrouve donc avec un grand espoir effiloché, un rêve déchu.  

Lamine Mognouma Cissé

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