Nouvelle bannière Guinée Games
African Football Nouvelle bannière guicopres
Edito

Ligue-pro dissoute : le CONOR opte pour la confrontation et le rapport de force

CONAKRY- Il y a quelques semaines, à la faveur de la cérémonie de distinction des meilleurs acteurs du football local, au terme du championnat national, la Présidente du CONOR avait séduit par un discours rassembleur.

A cette occasion, autour des agapes, cette femme d’affaires, devenue actrice de notre football par la force de ses contacts au sommet du football mondial, avait appelé à l’union et à la solidarité.

Et ce discours de Mariam Satina avait a eu tout le mérite d’amenuiser des velléités de confrontations qui se lisaient dans les récriminations sur fond de réprobation contre la tutelle  du football  national. Malheureusement, cette dynamique apaisante pourrait se dégrader.

On peut en effet imaginer que cette autre décision du CONOR, qui tranche avec ses précédentes sorties conciliatrices, ne sera pas sans conséquences sur ses relations de collaboration avec ses partenaires privilégiés dans le cadre de l’aboutissement de sa mission, dite de normalisation.

Sans détours, ni hésitation, aussi avec le ton martial, le CONOR annonce la fin prématurée de l’aventure de Mathurin Bangoura et les siens à la tête de la Ligue Guinéenne de Football professionnel.  

« C’est une volonté de normalisation qui en réalité traduit une appétence d’éteindre toutes les voix dissonantes de ces personnes qui portent la contradiction en posant les vrais débats pour un retour à la normale  » commente-t-on dans certains milieux, certes censés, mais apparemment hostiles aux nouveaux dirigeants.

A écouter les deux parties, qui font le faux-fuyant, en se rejetant les responsabilités d’une situation désormais atrabilaire, on reste perplexe.

Le comité de normalisation reproche un manque de transparence dans la gestion de la ligue et une insubordination de celle-ci.  La ligue à son tour dénonce un prétexte fallacieux dont le but pour le CONOR, selon nos interlocuteurs, est de s’éterniser dans une fonction dont le travail ne devait pas excéder six mois.

En attendant, c’est encore et toujours le football guinéen qui se retrouve sous les mauvais projecteurs.

Pour cela, le CONOR pouvait procéder autrement pour éviter un bras de fer qui n’en vaut pas la peine, au risque de voir le ballon rond s’arrêter dans le pays. Ce, au détriment des athlètes.

Mognouma

Cliquer pour ajouter un commentaire

Laisser une réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Les plus lus

To Top
P