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Syli national : Hugo Broos réitère sa disponibilité

Bruxelles – Candidat au poste de sélectionneur national de Guinée, le Belge, Hugo Broos a une nouvelle fois confirmé sa disponibilité et son ambition d’être à la tête du Syli national dans les médias de son pays. “Je suis un des candidats mais cela ne veut pas dire que je vais être le sélectionneur de la Guinée”, a succinctement déclaré Hugo Broos sur Walfoot.

 

Le technicien belge juge les résultats enregistrés par la Guinée ces derniers temps  insuffisants compte tenu de la qualité de certains de ses joueurs. “La Guinée ne s’est jamais qualifiée pour une Coupe du monde et n’a pas fait grand chose en Coupe d’Afrique des Nations les dernières années. Ils ont essayé de nombreux entraîneurs français mais cela n’allait plus. J’espère être invité là-bas pour voir comment ils travaillent”, a dit Hugo Broos qui a laissé entendre à son entourage qu’il veut s’engager avec la Guinée non pas pour s’enrichir, mais au contraire pour relever un défi.

 

Toutefois, il faut noter que le nom d’Hogo Broos ne figurait pas dans la liste des 7 coaches invités le 27 décembre dernier à Conakry par la Fédération Guinéenne de Football, en dépit de la richesse de son CV. Pour votre information, Hugo Broos a trois fois été champion de Belgique (deux fois avec Brugge en 92, 96 et une fois avec Anderlecht en 2004). De surcroit, il a été 4 fois choisi par ses pairs comme étant le meilleur entraineur belge de l’année (1992, 1996, 2004,2007). À part le Français, Pierre Lechantre et l’Allemand, Otto Pfister, aucun des coachs convoqués par la Fédération Guinéenne de Football, n’a les titres et la qualification d’Hugo Broos.

 

La commission mise en place par la Fédération Guinéenne de Football chargé de faire la sélection des meilleurs dossiers, a juste fait un travail bâclé et opaque dont les résultats étaient connus d’avance, a-t-on appris de certaines sources. Aucun dossier de candidature ne semble avoir été étudié avec attention et sérieux. Si l’objectif était de trouver «un entraineur de haut niveau », le Belge Tom Saintfliet, n’aurait jamais reçu une convocation pour la simple raison qu’il n’a jamais été un footballeur ou un entraineur confirmé, ni dans son pays d’origine, ni ailleurs.

 

L’autre incohérence à relever par rapport à la démarche de la Fédération Guinéenne de Football pour trouver un nouvel entraineur, est lié au temps court qui séparait le dépouillement des dossiers de candidature et la date de l’interview.

 

Parmi les techniciens qui avaient été convoqués à Conakry, seuls trois (Michel Dussuyer, Didier Six et Tom Saintfliet) avaient pu répondre présent. Les quatre autres ne sont pas partis en Guinée pour des raisons diverses. D’aucuns ont préféré protéger leur image en restant à la maison et d’autres étaient dans l’impossibilité d’obtenir un visa pour se rendre à Conakry. Les convocations émises par la Fédération, ont été reçues dans la soirée du 24 décembre. Aucun consulat ou ambassade n’étant ouvert le 25 et le 26 décembre en Europe, ces étrangers qui avaient besoin d’un visa pour franchir les frontières nationales guinéennes, ne pouvaient pas être présents à Conakry le 27 décembre, date choisie par la Fédération pour écouter et poser des questions à chaque candidat sur son projet sportif et ses ambitions avec la Guinée.  

 

Michel Dussuyer qui semble bien parti pour se succéder à lui-même, doit encore patienter. Pour l’instant, rien n’indique que le match opposant la Fédération Guinéenne de Football et le ministère des Sports est complètement plié. Au Département des Sports, des voix se sont levées au cours d’une réunion ténue récemment pour exprimer leur insatisfaction par rapport au travail effectué par la commission de la Fédération Guinéenne de Football, a-t-on appris d’une source proche du dossier.  Affaire à suivre…

 

Tanou Diallo

 

 

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