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Edito

Syli : tirer les bonnes leçons est indispensable afin d’éviter de nouvelles humiliations (Mlamine Touré)

CONAKRY- Pour sa deuxième CAN de suite, la Guinée a été éliminée en huitièmes de finale.
Comme en 2019, en Égypte, ce rendez-vous Camerounais de la CAN 2021 a été aussi une grosse humiliation. le Syli retourne à la maison la tête dans le sac après avoir pris un gros bide contre la Gambie, un adversaire pourtant jugé largement abordable, ce contrairement au match contre l’Algérie, en 2019.

Après cette élimination, l’essentiel désormais, c’est de se tourner vers l’avenir et tirer les leçons pour éviter de telle humiliation lors des prochaines échéances.

Le syndrome de 2019 et 2021, à éviter absolument.

Au sortir de la CAN, au Caire, au lieu de tirer les leçons sur le plan technique et sportif, les débats ont plutôt porté sur les personnes. Chacun a joué le faux-fuyant. Se rejeter les responsabilités de la déconvenue.
La suite, on la connaît. Paul put est viré et l’histoire de racket refait surface.

Renvoyer l’entraîneur, est-ce la solution ?

Le débat relatif au sort de l’entraineur fait tilt avec insistance chez les nombreux supporters et membres de la délégation au Cameroun. Tenu pour seul responsable à cause de ses choix et schéma tactique questionnables, Kaba Diawara reçoit les critiques de partout.

L’ancien sociétaire du PSG, en France, confirmé à ce poste par le Ministre des sports, Béa Diallo, à la suite du départ forcé de son prédécesseur Didier Six, et, qui était à sa première expérience continentale, pourrait faire les frais de la défaite.
Pour beaucoup d’observateurs, l’ancien attaquant guinéen n’a pas encore l’étoffe nécessaire pour être le titulaire sur le banc du Syli. En témoigne son bilan assez négatif depuis sa prise de fonction (8 matches dirigés, 4 défaites, 2 nuls, 2 défaites). Garder Kaba Diawara comme entraîneur adjoint et recruter un nouveau sélectionneur est l’une des solutions préconisées. C’est aussi l’éventualité la plus plausible.

Le manque de patriotisme des joueurs, une inquiétude constante.

Avoir un bon sélectionneur est une chose, l’implication et le sacrifice des joueurs en sont une autre.

Se donner à fond et perdre, défendre vaillamment et valablement les couleurs nationales, nos footballeurs se doivent de l’imposer. Il est évident, et nos athlètes qui ont le privilège de porter la tunique nationale, doivent en être conscients que la sélection n’est pas faite pour des retrouvailles entre potes, mais plutôt un lieu où chacun doit mesurer l’attente des millions de supporters guinéens.

Enfin, les responsables du football guinéen, à tous les niveaux, doivent mettre de côté leurs intérêts personnels afin de pouvoir faire des choix responsables, insoupçonnés de connivence et d’affinités dommageables à l’intérêt collectif. . Après cette CAN, on note cependant des acquis. C’est le nivellement des valeurs et le renouvellement générationnel. (Morlaye Sylla, Aguibou, Saidou Sow. etc..).

En effet, avec une bonne organisation, un bon sélectionneur et l’implication de tout un chacun, le Syli pourrait briller lors des prochaines échéances de la CAN 2023, notamment. Au cas échéant, ce sera un perpétuel recommencement au grand dam des férus du football guinéen, malheureusement..

Mohamed LAMINE TOURÉ

Tél (+224) : 622 653 422

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