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Amara Traoré : « J’ai toutes les compétences requises pour diriger le Syli national »

Conakry – Quelques mois après avoir déposé sa candidature au poste de sélectionneur de la Guinée, Amara Traoré espère toujours aboutir à son souhait de coacher le Syli, même si ces derniers temps son nom apparait moins sur les tablettes de la Fédé au détriment de Luis Fernandez, Casanova ou José Anigo. L’ancien sélectionneur du Sénégal a accordé ce mardi 21 avril une interview exclusive à Guineefoot à Conakry, pour parler notamment de ses chances et de ses motivations à ce poste.


Guineefoot : Bonjour coach Amara, dites-nous pourquoi vous vous êtes portez candidat à la tête du Syli de Guinée ?

 

Amara Traoré. «D’abord cela fait 2ans depuis que je suis en Guinée et j’ai été à la tête de certains clubs (Horoya –ASK, NDLR), je connais très bien le pays et le championnat  et je me suis déjà adapté aux réalités du pays. C’est un pays que j’aime beaucoup, donc après avoir validé tous mes diplômes d’entraineur de haut niveau, j’ai été à la tête du Sénégal d’abord comme adjoint avant d’être le titulaire et de conduire l’équipe à la CAN 2012. Donc à présent, j’ai toutes les compétences requises pour diriger l’équipe de la Guinée, j’ai toujours l’envie et le cœur et je reste encore motivé à décrocher ce poste, je reste donc toujours candidat ».

 

Guineefoot : Selon vous, pourquoi la Fédération ne veut pas porter sa confiance sur votre personne pour être à la tête de la Guinée ?

 

« Vous savez  je ne suis pas le seul candidat à ce poste car j’ai d’autres concurrents. Il y a assez de paramètres et de critères de choix à la Fédé. Moi j’ai déposé ma candidature déjà, la balle est désormais dans le camp de la Fédé. Donc c’est pas à moi de répondre à cette question mais plutôt à cette Fédération qui aura le dernier mot. Je pense que les gens de ce  département ont confiance en moi pour m’avoir vu à l’épreuve et on a de très bonnes relations. Si on me choisit à ce poste, je vais apporter toute mon expérience pour  le bonheur de tous les Guinéens ».

Guineefoot : Est-ce que votre passage au Horoya et à l’AS Kaloum jugé mitigé par certains, n’est pas un facteur qui joue en votre défaveur ?

« J’entends souvent cette question, mais retenez que moi je n’ai fait que 4 mois au Horoya et j’ai réussi à qualifier pour la 1ère fois ce club en 8ème de finale de la Ligue des Champions Africaines. En 4 mois et les gens pensent que c’est un résultat mitigé. Mais pensez-vous qu’en 4 mois on puisse mettre en place une bonne équipe, je dis non et je mets tout entraineur au défi qui pense qu’on peut faire une équipe en ce lapse de temps, vous n’en trouverez pas partout dans le monde. C’est que j’ai vécu avec le Horoya c’est la même que traverse actuellement François Zaoui avec l’ASK, où je n’avais fait aussi que 6 mois. Donc je ne veux pas qu’on dise que mon passage a été mitigé par ce que je ne suis pas allé jusqu’au terme de la saison pour pouvoir me juger. Si j’avais fini le championnat et que je termine 2ème ou 3ème, j’aurai accepté alors que mon passage a été mitigé. Moi je suis habitué à diriger les équipes nationales plutôt que les clubs car il y a une grande différence »

Guineefoot : Avez-vous déjà reçu le soutien de quelques joueurs du syli après votre candidature ?

 

« Moi je pense que dans une équipe nationale les joueurs jouent, l’entraineur entraine, les dirigeants dirigent et les supporters supportent, chacun doit jouer pleinement son rôle. Il faut faire attention à un joueur qui choisit son coach par ce que l’entraineur est là pour faire travailler l’équipe. Si un joueur ne t’a pas choisi et qu’il se retrouve dans ton équipe, c’est très difficile de le faire travailler. La Guinée a une belle équipe nationale, bien sûr j’ai déjà discuté avec quelques joueurs qui m’ont soutenu mais je préfère ne pas les nommer ici, car c’est pas important. »

Guineefoot : Maintenant que vous avez moins de chances de devenir le futur sélectionneur du Syli, que comptez-vous faire, diriger à nouveau un club peut être ?

 

« Je suis toujours en Guinée et je suis prêt à apporter mon expérience et mon savoir-faire au pays que ce soit en équipe nationale ou en club, car  j’éprouve un immense amour pour le pays. Je me suis porté candidat pour prendre le Syli et j’attend  de voir le résultat mais si le choix ne tombe sur moi, ce n’est pas la fin du monde et étant professionnel, je n’écarte aucune option et je reste ouvert à tout. Le championnat Guinéen commence à susciter l’engouement. Et vous avez vu le Syli cadet s’est qualifié pour la Coupe du monde de sa catégorie au Chili, je pense que le football Guinéen est en train de prendre de l’envol et c’est très joli à voir. Il faut donc avoir des bons entraineurs pour faire la différence ».

Propos recueillis par Mohamed Lamine TOURE       
  

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