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Mamoudou Mara: Je vis mal ma situation actuelle en club. Cependant, je suis très content de mes performances en équipe nationale.

Rotterdam – Si ces derniers temps, Mamoudou Mara ( 21 ans) est un titulaire incontesté au cœur de la défense guinéenne, en club, l’international guinéen vit une situation assez «embêtante». Depuis le début de la saison 2012-2013, le guinéen n’a encore fait aucune apparition en Ligue 2 française.

Au cas où cette situation perdure, Mara risque de perdre la bataille de la concurrence au sein de l’équipe nationale.

 

 

Le seul match officiel que le défenseur du Syli national a disputé cette année est celui gagné par Arles Avignon le 28 août dernier au stade François Coty contre le GFC Ajaccio en coupe nationale. Arles Avignon s’était imposé sur le score de 2-1. Le guinéen avait joué tout le match comme titulaire. Pour le reste, le nom de Mamoudou Mara n’a figuré que deux fois sur la feuille de match de son club, après six journées de championnat. Il était sur le banc des remplaçants lors de la première et la cinquième journées, respectivement contre Le Havre (victoire à l’extérieur, 1-2) et Monaco (défaite à l’extérieur, 3-0).

 

L’international guinéen que nous avons joint cet après-midi au téléphone prend pour le moment son mal en patience et il espère utiliser ses performances en équipe nationale pour reconquérir sa place au sein de son club. «En équipe nationale, tout se passe très bien, nous a-t-il dit. Le coach a confiance en moi, je fais ce qu’il attend de moi et je reste concentré. En club, tout le monde constate que je suis titulaire en équipe nationale et j’arrive à faire de très bons matches. Ils se pourraient qu’ils changent d’avis en voyant ce que j’arrive à réaliser avec mon équipe nationale. Le Syli national est une source de motivation pour moi.»

 

Par ailleurs, Mamoudou Mara reste conscient que si sa situation ne s’améliore pas en club, il risquerait de perdre aussi sa place de titulaire au sein de l’équipe nationale. Quand un footballeur ne joue pas, il manquera logiquement de rythme. Le joueur du FC Qalaba en Azerbaijan, Oumar Kalabane qui joue de façon régulière depuis le début de la saison, est susceptible de lui ravir sa place au sein du Syli national. «Oui, c’est vrai si je ne joue pas en club, ça peut me coûter ma place au sein du Syli national. Il y a la concurrence partout. Même si le dernier choix appartient au sélectionneur. Pour ma part, je suis toujours disponible pour l’équipe nationale. Si le coach fait appel à moi, je répondrai toujours présent, a-t-il souligné.»

 

Pour l’instant, Mara n’a pas jugé nécessaire d’interpeller son entraîneur, Thierry Laurey pour discuter de sa situation. «Il y a une équipe en place et les résultats sont là. Je ne vais pas me battre avec mon coach. Je respecte entièrement ses choix même si j’ai aussi envie de jouer tous les week-ends. C’est dérangeant de vivre une telle situation

 

Par contre Mamoudou Mara formé par le club informel de Conakry, FC Bah ( équipe à partir duquel il a joué dans l’équipe nationale des Cadets avec le Manceau, Idrissa Sylla), ne compte pas baisser les bras, il est déterminé à se battre jusqu’au bout pour regagner la confiance de Thierry Laurey. «Je m’entraîne dur avec le groupe pro. Il n’y pas un autre moyen de convaincre son entraîneur que de se donner à fond pendant les entraînements. Je suis très concentré et discipliné. Nous sommes en début de saison, nous avons beaucoup de matches devant nous. Je suis sûr que j’aurai ma chance. Mon objectif en club est d’être titulaire. Je reste optimiste.» Même si cette mission ne sera pas impossible, elle semble être difficile pour le guinéen. L’arrière centrale du Syli national a devant lui quatre autres prétendants au poste de défenseur centrale. Il s’agit de Chaher Zarour avec qui il a joué quand il était à Dijon, d’Ousmane N’Diaye, Bakary Soro et Yunis Abdelhamid.

 

Vivant mal sa situation en club, l’ancien joueur de l’Étoile de Guinée et du club de Boké est cependant très content et satisfait de ses récentes prestations en équipe nationale. Étant jeune, il rêvait un jour de jouer pour le Syli national de Guinée. Le rêve étant désormais une réalité, il compte mettre toutes ses forces dans la balance pour rester au sein de cette équipe le plus longtemps que possible. Malgré ses difficultés actuelles en club, le défenseur d’Arles Avignon qui a intégré cette année le Syli national de Guinée, veut coûte que coûte aller à la CAN 2013 en Afrique du Sud. «Jouer la CAN, c’est le rêve de tout footballeur africain. On commence par là avant d’aller à la Coupe du monde. On a envie d’avoir la CAN sur son CV. Quand nous étions jeunes, l’on se disait entre nous, que notre génération sera celle qui qualifiera la Guinée en Coupe du monde. Nous ne sommes pas loin de réaliser ce rêve aussi»

 

La route menant en Afrique du Sud est encore longue. Il faudra d’abord aller chercher la qualification au Niger en octobre prochain. «Ce sera un match très difficile mais il faudra rester concentrer jusqu’au bout. Oui, depuis deux ans, le Niger n’a pas perdu sur sa pelouse. Je l’ai lu aussi sur les médias nigériens. Je reste convaincu que nous serons à mesure de mettre fin à cette série. Nous les nouveaux joueurs qui n’avons pas encore évoluer dans cette compétition, nous avons vraiment envie de disputer cette CAN et d’aller le plus loin possible. Naby Yattara et moi parlons ici régulièrement de la CAN et de l’équipe nationale. Tous les joueurs du Syli national sont déterminés pour aller faire un bon résultat au Niger qui nous qualifie pour la prochaine CAN.» Dans quatre semaines, le Syli sera face à son destin à Niamey. Partira ou partira pas en Afrique du Sud, nous le saurons dans le deuxième week-end du mois d’octobre prochain.

 

Entretien réalisé par

Tanou

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