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Titi Camara, les dessous d’un rejet

L’évolution des événements en Guinée autour du Syli ne laissait personne perplexe sur le sort réservé plus tard à celui qui semble gérer tout seul l’équipe nationale; il s’agit de Titi  Camara.

Des facteurs objectifs certes mais, aussi subjectifs liés aux humeurs des uns et des autres sont à la base de ce pire scénario qu’a vécu ou vit encore l’ancien capitaine et entraineur du Syli. Tout a commencé au Zimbabwe, où l’émissaire du ministre, son directeur de cabinet “EDR” aurait exhorté les joueurs à la victoire et par conséquent, leur aurait promis trois primes dont le montant s’élève à hauteur de 4500 Dollars US selon des joueurs qui sont entre autres Ibrahima Traoré, Abdoul Razzagui.

 

Arrivé à Conakry, les joueurs  très déçus de l’accueil très timide dont ils ont bénéficié à l’aéroport, doublé des conditions de voyages épouvantables, ont rencontré le ministre pour lui revendiquer la promesse qui leur a été faite par son émissaire. En réponse, le ministre a fait savoir aux joueurs que si son émissaire leur a fait cette proposition, que ce serait sous le coup de “l’euphorie”; non ! répliqueront Abdoul Razzagui et Ibrahima Traoré qui ont laissé entendre au ministre, que leur interlocuteur à Harare auprès de lui était son émissaire, par conséquent ajoutent-ils, ses promesses nous apparaissent comme celles de son patron. Titi a beau expliqué qu’il se conforme à l’arrêté de 2004 relatif à la prime des joueurs fixée comme suit: victoire 1500 dollars , prime d’internat 1500 dollars.

 

Puis, il sera évoqué le fond collecté par la commission de soutien au Syli mise en place pendant la CAN, des fonds qui seront revendiqués en partie par les joueurs en connaissance aux informations reçues, ont-ils précisé, des informations reçues de qui? et pour quelle fin? Des interrogations demeurent à ce niveau. Dans ce dialogue très houleux, Titi fera savoir en vain aux joueurs qu’il ne gère pas ces fonds et qu’ils sont domiciliés à la banque centrale.

 

Finies les discussions, les joueurs quitteront le Ministère insatisfaits. Des déclarations s’en suivront, contribuant ainsi à la dégradation de l’image du patron du département des Sports. A cela s’ajoute la haine généralisée de la plus part de ses collaborateurs qui l’accusent de centraliser tout à son niveau au mépris des autres.

 

Titi victime de son mutisme

Depuis son retour à la CAN, le ministre des sports n’a animé aucune conférence de presse pour justifier sa gestion de cette campagne, combien de fois critiqué par les médias et bien d’autres observateurs, silence total. Au retour de l’équipe à Conakry, le Département était également sous le feux des critiques par rapport  à sa gestion dite unilatérale de la préparation de l’équipe. Titi ne réagira qu’après accusation des joueurs. Et jusqu’aujourd’hui, il est attendu pour l’organisation d’une conférence de presse, plusieurs fois reportée.

 

Les relations entre Ministère des Sports et joueurs du Syli restent très tendues

Après la défaite contre l’Égypte qui fût une suite logique de tous les soubresauts, le département des Sports n’a pas été à l’hôtel où se trouvait le Syli pour réconforter le moral des joueurs. La veille du match, des altercations les plus violentes ont eu lieu entre le ministre et Abdoul Razzagui à l’hôtel. Ce qui explique que les choses ne semblent pas aussitôt aller dans le bon sens entre Titi et les joueurs.

 

Guineefoot

Lamine Mognouma Cissé

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