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Togo vs Guinée : « Chacun a fait son job comme le coach l’a demandé »

Casablanca – La victoire du Syli national à Lomé a carrément remis les hommes de Michel Dussuyer dans le sens de la marche en vue d’arracher un ticket qualificatif à la CAN 2015. Foncièrement consciente que seule une victoire pouvait les mettre à l’abri d’une élimination, la bande à Ibrahima Traoré a fait le job. Adébayor et ses coéquipiers ont été humiliés et surclassés devant leur public par une équipe guinéenne survoltée et assoiffée de victoire.

Pour le joueur d’Anderlecht la clé du succès contre le Togo se résume en deux mots : «Détermination et efficacité. » Ayant montré des signes d’indiscipline et de naïveté défensives récurrentes lors des matches précédents, le Syli national a montré une toute autre figure à Lomé. Avant le début du match, Michel Dussuyer a insisté sur le travail défensif de chaque joueur et la possession du ballon. « Il a exigé le travail défensif sur le milieu de terrain. Il a dit que si on est bien défensivement, nos joueurs de couloirs peuvent poser des problèmes à l’adversaire. Chacun a fait son job comme le coach l’a demandé. Ceux qui étaient sur le banc encourageaient les 11. On était trop solidaire pour ce match. En plus, notre génération ne veut pas s’arrêter là », nous confié Ibrahima Conté, qui a tenu à préciser que la position du coach qui devait être limogé en cas de défaite, n’a joué aucun rôle dans le match. « Nous les joueurs, on ne pensait pas à cela. Pour nous, les 3 points étaient plus importants que tout.»

«On avait pas le choix que de faire un résultat. Nos matches à l’extérieur n’avait pas été bons et on ne voulait pas reproduire ça. On était confiant de notre jeu et surtout on a bien débuté le match, ce qui nous fait défaut souvent à l’extérieur. Je pense que c’était un grand match de notre part, sûrement une de nos meilleures prestations à l’extérieur et surtout qui nous permet de nous relancer dans la course », analyse le joueur du Borussia Münchengladbach et capitaine du Syli national, Ibrahima Traoré.

« Au début du match, le speaker du stade a annoncé que l’Ouganda a gagné contre le Ghana. Le danger était présent mais nous sommes bien rentrés dans le match. On avait l’envie de gagner et tout le monde était concentré. On a bien défendu et l’efficacité était au rendez-vous », se félicite la sentinelle du Syli national, Bouba Fofana.

Cette fois-ci, l’efficacité du Syli national face au Togo a surpris plus d’un. D’habitude l’équipe de Michel Dussuyer se crée un nombre important d’occasions, sans concrétiser. Le regroupement du Syli national à Cotonou semble avoir permis au Français de travailler sur les lacunes offensives de son équipe. «En fait, en semaine on a travaillé devant le but à chaque entrainement. Et on sait dit que si on veut gagner, il faut être efficace. C’est tout ce qu’on a fait. Voilà après 2-0, on a géré le match et tout s’est bien passé », révèle Ibrahima Conté.

La moitié de la mission sur la route de la Guinée Équatoriale étant accomplie, il ne reste plus désormais qu’un obstacle à franchir avant de figurer dans la liste des pays qualifiés pour la prochaine CAN. Tout laisse à croire que les joueurs du Syli national sont conscients de l’enjeu du match qui les attend le mercredi à venir à Casablanca. « Au sein du groupe, il n’y a pas d’euphorie après la victoire contre le Togo. La concentration est à son maximum. Pour se qualifier, on devait gagner deux matches. Cette mission est à moitié réussie. Maintenant, la dernière rencontre est encore plus importante car si on la gagne, on a notre ticket pour la prochaine CAN. Nous promettons une victoire au peuple de Guinée. Chacun de nous a envie de jouer la Coupe d’Afrique des Nations », explique le joueur du CD National, Bouba Fofana.

À en croire le milieu défensif guinéen, l’Ouganda ne sera ni sous-estimée encore moins surestimée par le Syli national. « L’Ouganda est un adversaire qu’on va respecter. Ils ont pris 4 points sur le Ghana. C’est seulement contre le Togo qu’ils ont laissé filer des points. On va jouer notre jeu », précise Bobacar Fofana. Rendez-vous dans 72 heures à Casablanca.

Tanou Diallo

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